C'est toi qui décides (Mon orientation-Part.4 )

Et voilà la partie 4 de la petite histoire de mon orientation ! Oui c'est la 4ème partie, donc si tu n'as pas lu les précédentes, pour tout comprendre, je t'invite à te rendre sur mon profil pour lire les autres ! Si tu les as déjà lu, promis c'est bientôt fini.



En matière d’orientation, tu es le seul à décider. Devine pourquoi ? C’est toi qui te lèveras tous les matins pour le parcours que tu auras choisis, et personne d’autres. Ben oui, parce qu’autant qu’on aime nos parents, on ne doit pas les laisser choisir pour nous ce qu’on fera du reste de notre vie, ni qui que ce soit d’ailleurs. Je sais que nos parents (et entourage d’une manière général) ne sont que bienveillance. Ils veulent souvent mieux pour nous que ce qu’ils ont eu, ils veulent être sûr qu’on ne manquera de rien. Pourtant, l’argent ne fait pas tout, et choisir sa profession pour le salaire n’a jamais rendu personne heureux. Parce que c’est bien plus compliqué que ça. Il s’agit de trouver la bonne balance entre le mode de vie que tu aspires à avoir, et le métier qui t'épanouira  tout en permettant ce mode de vie. Tout le monde ne ressent pas le besoin de vivre une vie de jet setter, et franchement, heureusement. Si pour toi le bonheur, c’est rentrer chez toi à temps pour aller chercher tes enfants à l’école et préparer à manger avec ton conjoint puis passer du temps en famille, avoir un salaire à 6 chiffres sera compliqué et par ailleurs, ne te servira pas à grand chose. Parce que c’est vrai que le temps c’est de l’argent. Et plus on gagne, moins on a de temps à consacrer au reste. C’est la base du système salariale, ce que vous donnez vraiment à votre employeur, c’est du temps, c’est 7 à 10h de vos journées, 5 jours par semaine. Alors trouvez le bon ratio, celui qui vous épanouit, avoir plein d’argent mais pas le temps de le dépenser, à quoi bon ? 


Et si ce schéma de pensée vous révolte, vous pouvez toujours vous intéresser aux systèmes non-salariaux. L’entrepreneuriat en fait partie, mais c’est loin d’être une façon facile de faire de l’argent, aucun parcours n’est universellement parfait, ça dépends du profil de chacun.


Tout ça pour dire, qu’il n’y a que toi qui dois choisir ta voie, car c’est toi qui vivras tout ça. Ne bâtit pas ta vie sur « ça fait plaisir à papa ou/et maman ». Faire plaisir à nos parents c’est bien, mais tu sais ce qui les rendra vraiment heureux ? De te voir épanoui dans un chemin qui tu auras choisi et assumé. Ils peuvent ne pas te soutenir au début, mais tout bon parent se réjouira du bonheur de son enfant, alors choisi ce qui te rendra heureux pour de vrai, fais-toi un peu plus confiance. 

C’est une phrase du poète anglais William Ernest Henley « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme »(oui je sais c'est aussi dans Invictus). Sois maître, sois capitaine. 



J’ai peu à peu pris conscience de toutes ces choses l’année de mes 18 ans, alors que ma vie de petite fille était tombée en lambeau sous mes yeux et qu’il m’a fallu tout reconstruire. La bonne nouvelle c’est que j’ai construit une nouvelle vie, mais aussi une nouvelle personne. J’ai construit une meilleure version de moi-même cette année-là, que je ne cesse d'amélioré depuis.

Pourtant ça n’a pas été facile. Cette année de mes 18 ans, j’ai dû faire un choix. Me morfondre et continuer à déprimer comme je savais si bien le faire, parce que de toute façon « à quoi bon ? » ou accepter que la vie que j’avais n’était plus, et qu’il m’appartenait d’en construire une nouvelle à Paris, ou je venais d’emménager pour mes études. Malgré le vide profond créé dans ma poitrine, par tout ce que j’avais perdu, j’ai choisi la deuxième option. J’ai choisi de croire que je trouverais mieux, que je me battrais pour mieux. Et comme j’ai toujours eu l’esprit de compétition, je me suis challengée moi-même. J’ai écrit mes objectifs de vie sur une feuille canson et je l’ai rangé dans ma table de chevet pour l’avoir à porté de mains les soirs où je flanchais, pour me rappeler où je voulais aller et que rien ne m’en détournerait. Ça n’a pas été de tout repos. Je pense même que les choix que j’ai fait depuis ce jour ont quelque peu complexifié mon mode de vie, au point que je me sens un peu comme Hannah Montana  entre ma vie d’étudiante et de cheffe d’entreprise, mais vous savez quoi ? C’est tant mieux, comme Miley Cyrus, j’essaye de prendre le meilleur des deux mondes. (oui j’étais très fan d’Hannah Montana petite d’accord)

Tout ça pour vous dire, que personne ne se bougera pour vous. On n’a rien sans rien. Si vous voulez devenir quelqu’un ou représenter quelque chose en particulier, il va falloir travailler dur. Il va falloir trouver votre feuille canson à serrer les soirs ou les larmes se font envahissantes. Il va falloir trouver la force en vous, de faire les sacrifices nécessaires et rester toujours les yeux rivés sur votre objectif. 


C’est un schéma de pensée que vous pouvez construire. J’ai toujours voulu être une femme forte. Petite je regardais en boucle le Disney Mulan, refusant tous les autres histoires de princesses dans leur tour. J’admirais la bravoure de cette femme forte et je le regarde encore aujourd’hui avec la même étincelle dans les yeux. 

Et puis en grandissant, je me suis un peu perdue, j’ai un peu laissé de côté mes aspirations parce que je luttais déjà bien assez à comprendre la femme que je devenais. L’adolescence n’a pas été facile, mais rien n’a éteint cette flamme en moi. Et puis, un jour de fin de lycée j’ai commencé à lire La dame du Nil de Pauline Gedge, ce fut une épiphanie. C’est le récit de la vie d’Hachepsout, seule femme pharaone de l’histoire. En lisant la vie de cette femme incroyable, quelque chose en moi s’est ravivé, et je me suis fait cette promesse à moi-même : j’allais devenir la femme forte que j’avais toujours vu en moi et voulu être . Et ce fut mon premier objectif, celui qui me tenait chaud les soirs difficiles. 


C’est bête mais au début de toute cette aventure je n’avais aucune idée de ce que j’étais, de ce que je voulais faire ou vivre, mais j’avais cet objectif « devenir une femme forte » en ligne de mire. Je voulais devenir quelqu’un d’important, faire de vraies choses de ma vie qui bénéficieraient vraiment au plus grand nombre. J’ai toujours eu ça en moi. Et petit à petit, les choses se sont mises en place, à force de détermination, de sortir de ma zone de confort, et de beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail et d’acharnement. 


Alors, qu’est-ce que tu as en toi depuis tout petit ?


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