L’orientation est une épreuve de chaque instant :

- d’abord il faut se questionner sur ses aspirations, ses centres d’intérêt,

- ensuite il faut faire des recherches pour trouver le parcours qui nous correspondrait le mieux,

- et enfin, il faut prier tous les dieux du ciel qu’on soit accepté dans LE parcours, celui qu’on veut vraiment, ou pour les plus désespérés, pour qu’on soit accepté quelque part tout court.

On a déjà écrit deux articles pour parler des premières étapes, alors aujourd’hui, on revient pour parler de la troisième : être accepté ou ne pas être.


Jade Duraz en a parlé sur son compte, elle a magistralement raté les concours de Sciences Po au lycée. Elle a atterri dans un de ses choix ‘par défaut’ (comme beaucoup d’élèves finalement), et devinez quoi, elle est parfaitement heureuse et épanouie aujourd’hui. Car la première chose à accepter (on n’a pas dit que c’était facile) c’est que vous ne serez peut-être pas accepté là ou vous voulez aller, et ça ne veut pas dire que votre vie s’arrête. Ça ne veut pas dire que vous êtes des gros nazes et que vous n’aurez pas d’avenir. Ça veut seulement dire que vous ne prendrez pas ce chemin-là pour arriver où vous voulez, mais nul doute que vous trouverez votre chemin. Tout vient à point à qui sait attendre. Je sais, quand on a 18 ans et tout à bâtir, ce n’est pas si évident de relativiser sur une chose aussi importante et d’être patient. Pourtant, croyez-moi, vous n’avez encore rien vécu. De très nombreuses et longues années vous attendent encore pour construire votre avenir, pour vous trouver, pour vous épanouir. Chacun son rythme et chacun sa destination. Rien ne presse.

On vous l’a déjà dit, souvent nos parcours ne sont pas des lignes droites qu’on suit sans réfléchir. Au cours de votre vie vous allez vous réorienter, vous réinventer, parfois faire des virages et parfois faire demi-tour, ça fait partie du jeu. Il faut accepter de jouer dans les règles, et se tromper, échouer, font partie de ces règles. Personne n’aime échouer, personne n’aime se tromper, mais absolument tout le monde y passe, et franchement, y’a aucun mal à ça.

Les échecs vous enseignent des leçons de vie précieuses, à vous de voir ça comme un apprentissage plutôt que comme un échec. A la fin de l’année, vous n’aurez peut-être pas les résultats que vous espériez. Peut-être que vous rentrerez en septembre dans une filière sans aucune conviction, persuadé qu’elle n’est pas faite pour vous. Peut-être même que vous n’aurez aucune formation et que vous devrez prendre une année de plus pour vous questionner encore et mieux repartir l’année qui suivra. Et puis peut-être que vous serez accepté dans le parcours que vous vouliez, et que vous détesterez. On ne peut jamais savoir en avance comment les choses tourneront. Alors plutôt que de te torturer à l’idée que ton avenir ne sera pas exactement comme tu le souhaites, dis-toi que souvent, les imprévus sont les meilleurs choses qui nous arrivent. Si tu crois au destin, ou même à un dieu, dis-toi que c’était écrit comme ça, pour une bonne raison. A toi de faire ce qu’il faut pour être heureux sur la voie qui sera la tienne l’an prochain, ou à en changer si tu ne l’es pas. Tout dépend de toi, et de ton état d’esprit. Et ça, ça commence maintenant.

Souviens-toi : rien n’est définitif, et les meilleures choses dans la vie demandent du temps. 

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