Quelle était ta filière au lycée et quel type d’élève tu étais ? 

J’étais en filière littéraire, Abibac option italien et section sportive natation. J’étais (et suis toujours d’ailleurs) le genre d’élève passionné par les études, très (trop) curieuse et j’adorais apprendre tous les jours de nouvelles choses. Le genre d’élève avec des facilités, qui ne faisait donc pas grand chose une fois à la maison.. Pas toujours très régulière dans mes révisions et peut-être un peu mal organisée quelques fois, mais très à l’écoute et volontaire pendant les cours. 


Qu’as-tu fait après le bac ?

Avant le bac, j’ai passé plusieurs concours dont celui de l’institut européen de journalisme (IEJ). J’ai eu ce concours, donc après avoir obtenu le bac, je me suis dirigée vers cette école de journalisme à Strasbourg. C’est une des rares écoles à accueillir des étudiants en journalisme directement après le bac, c’est une école privée, mais reconnue par l’état. Les matières sont diverses et variées, il y a de la culture générale, de la géopolitique, des langues, des cours sur les fondamentaux de la langue française, des cours pratiques de TV, radio, presse écrite et réseaux sociaux, puis aussi des cours de montage et surtout 2 à 4 mois de stage obligatoire durant l’année. Cette formation donne accès aux métiers du journalisme, en 4e année on peut se spécialiser dans les 3 autres écoles IEJ qui se situent à Paris, Marseille et Londres. Je peux (et souhaite) aussi passer d’autres concours en master, l’école de journalisme de Lille ainsi que le CELSA m’intéressent beaucoup. 


Considères-tu que ce parcours est difficile ?

Je vais essentiellement parler du lycée puisque je viens seulement de rentrer en 1re année d’études sup ; comme dit auparavant, je suis une élève avec plus ou moins de grandes facilités donc pour l’instant non mes formations/études n’ont pas été difficiles. Oui, celles-ci m’ont laissé du temps libre (énormément même), j’ai toujours pratiqué le sport à côté des études, parfois même tous les jours pendant plusieurs heures. De plus, je suis une grande lectrice et mes études me laissaient beaucoup de temps pour m’adonner à cette passion. Je suis aussi passionnée par les voyages et je n’ai pas eu de mal à partir plusieurs fois en week-end entre deux semaines de cours, et pour finir bien entendu que les soirées étaient aussi au rendez-vous durant mes études. Mais pour être honnête, je pense que mes études sup me demanderont plus de travail et cela implique donc forcément un peu moins de sorties ou de séances de sport. 


Te sens-tu épanouie dans ce que tu fais ? Qu’est ce qui te plaît particulièrement dans cette formation ? 

J’étais plus qu’épanouie dans ma filière littéraire au lycée. Sincèrement, j’étais totalement comblée. M’être dirigée vers la filière littéraire à été le meilleur choix que j’ai pu faire. En seconde, je détestais la physique et je dormais en cours de maths, j’avais totalement décroché. Une fois arrivée en première, littéraire, c’était l’éclate, j’allais de bonne humeur en cours et j’adorais toute la réflexion que m’apportait ma filière (surtout la philo et la littérature). J’ai gagné en confiance et j’ai décroché mon bac mention très bien, avec 20 à l’Abibac. J’ai eu de bons profs qui ont su être derrière moi pour m’aider pendant mes gros moments de doutes et qui ont su me diriger vers la bonne voie. 


Je suis très curieuse et ouverte d’esprit donc je pense réellement m’épanouir dans la formation de journalisme qui m’attend. Le journalisme, c’est polyvalent et c’est ça qui me plaît dans cette formation, je touche-à-tout et à toutes sortes de médias (TV, radio, réseaux, presse écrite....), c’est carrément pluridisciplinaire. Le fait d’être une promo de 20 élèves me plaît aussi, les conditions sont meilleures pour réussir. Les profs sont eux-mêmes journalistes et nous apprennent directement le métier et ça, ça ne peut qu’être bénéfique. 

Quelles ont été tes influences pour choisir cette voie ? 

Ma première influence a été ma mère. Elle parlait 4 langues et voyageait sans cesse, elle était curieuse et a toujours voulu faire du journalisme (malheureusement, elle s’était dirigée vers une autre voie). C’est elle qui m’a donné envie de lire, d’écrire, de m’intéresser au monde et à l’actualité. Elle m’a fait développer mes connaissances et ma curiosité, elle m’a toujours poussé à faire ce que j’aimais. De là où elle est, je la remercie et c’est aussi en quelque sorte une façon de suivre son rêve à elle. Ensuite, bien sûr que certaines personnes ont éveillé cette envie en moi d’être journaliste, certains présentateurs télé ou bien certains grands reporters. Mon entourage m’a toujours dit « toi, tu seras journaliste, c’est fait pour toi » et honnêtement ça m’a bien poussé aussi. 


Avec le recul, est-ce que d’autres formations t’auraient plus ? Aurais-tu fait un autre choix ? 

Oui, d’autres formations m’auraient plu. Les études de langues me plaisent énormément, l’armée me tente encore aujourd’hui beaucoup, le parcours philo histoire à la Sorbonne aussi me plaît, hypokhâgne aussi, des études philosophiques ou une licence d’histoire enfin bon beaucoup de choses me plaisent, mais non avec du recul, je n’aurais pas fait un autre choix. 


As-tu une idée de ce que tu veux faire plus tard ? 

Oui, je souhaiterais devenir grand reporter (dans l’humanitaire si possible) ou bien reporter de guerre, mais je ne ferme aucune porte et je saisis chaque opportunité donc pourquoi pas aller vers une autre voie si l’occasion se présente. 

Qu’est ce que tu conseillerais aux jeunes qui sont perdus dans leur choix d’orientation ? 

Lisez, lisez et lisez encore. Documentez-vous au maximum sur tout, dans tous les domaines ! (parfois on n’élargit pas assez nos champs et on passe à côté de choses cools parce qu’on pense ne pas être fait pour telle ou telle formation alors qu’au fond on ne connaît même pas un quart de cette formation.). Faites un maximum de forums et de portes ouvertes, ça ne coûte rien si ce n’est que du temps. Et surtout allez faire des immersions pour voir si ça peut vous plaire ou non. Parlez avec des professionnels, que ce soit des conseillers d’orientation ou des professionnels ayant fait cette formation ou exerçant ce métier. Et enfin, très important, ne vous fermez aucune porte à cause d’avis extérieurs ou bien de préjugés ! 


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