Vendredi 12 juin 2020

La pression de la réussite au travail (notamment)


Dans le podcast d’aujourd’hui, on parle d’un sujet de société assez important surtout dans le monde professionnel : la culture de la réussite.

Oui, tu n’es pas seul.e, on se met tous une pression monstre pour réussir ! C’est avec Juliette Aubert qu’on aborde le sujet à travers son parcours scolaire et professionnel. Si tu as l'impression d’avoir le poids du monde sur tes épaules, ce podcast devrait te parler.



Juliette, après avoir passé un bac ES, a fait une classe préparatoire pour préparer le concours de Sciences Po. Finalement, elle échoue au concours deux fois, et décide donc de s’orienter vers une fac de droit. Lorsqu'arrive le moment de choisir un master, pas convaincue par les débouchés que lui offrait la licence de droit, elle s’oriente vers une IAE ou elle étudie les ressources humaines et le marketing.

Elle co-fonde ensuite la boîte Le Club Période !


Comme tu peux le voir, Juliette a connu des échecs, comme tout le monde dans sa vie. Comme elle nous le dit, on parle souvent de grands entrepreneurs de super boîte comme Amazon, ou Facebook, qui ont hyper bien réussi en partant de rien.

Mais on ne parle jamais de leurs échecs, on ne retient que le succès, sans jamais mettre les choses en perspective.

Pourtant, on passe tous par des échecs, c’est le principe de la vie : on se trompe, on apprend des choses, on échoue, on retient la leçon.

Ça fait partie de tous les processus pour réussir ce qu’on entreprend, alors pourquoi ne pas le normaliser et en parler ?



Juliette perçoit justement l’échec davantage comme une manière différente de trouver une solution. En effet, elle a loupé deux fois ses concours de Sciences Po, au début, elle s’est demandée ce qui clochait chez elle, pourquoi elle n’était pas à la hauteur. Puis avec le recul, elle s’est rendu compte qu’elle ne se verrait pas du tout bosser dans ce milieu, ça ne lui correspondait simplement pas. Et si elle avait continué, et été acceptée à Sciences Po, elle n’aurait sûrement pas été épanouie comme elle l’est actuellement. L’échec avait finalement une très bonne raison d’être, que Juliette n’a réalisé qu’avec le temps.

Et c’est souvent le cas. La majorité des choses que l’on considère comme des échecs à un moment de notre vie, lorsqu’ils ont lieu, arrivent souvent pour le mieux. Il faut seulement être assez patient pour voir tout le positif qui découle de cet “échec”.

La connotation péjorative du nom échec n’a simplement pas lieu d’être dans la mesure où un échec, est un apprentissage, qui demande parfois du recul pour en retirer du positif, mais dont on tire forcément une leçon.

Les seuls vrais échecs sont les échecs dont on apprend rien, et donc qu’on répète. Et l’échec dans ce cas n’est même pas d’avoir raté quelque chose, mais de n’en avoir rien retenu.

Les échecs ne sont au fond, ni plus ni moins que quelque chose qu’on a tenté et qui n’a pas fonctionné. Ça arrive, c’est normal, et c’est sain (si on en apprend quelque chose).


Dans cette mesure, pourquoi il y a-t-il une telle pression de la réussite ?

Eh bien, en partie, parce qu’on ne parle pas justement des échecs des gens qui ont très bien réussi.

Et c’est ce que Juliette essaye de faire au quotidien. En rédigeant la Newsletter du Club Période, elle s’est rendu compte qu’elle arrivait vite à court de sujet. Puisqu’elle essayait toujours de parler des succès, des avancées de la boîte.

Elle finit par se dire qu’il appartient à chacun de casser la pression de la réussite, en parlant de tout ce qui se passe mal, de tous les échecs, de tout ce qu’il y a autour de la réussite. Elle a fini par en parler, sur Linkedin, dans la newsletter, et elle s’est aperçue que ce sont ces propos-là qui faisait le plus de bien à son audience.




S’il faut retenir une chose de ce podcast avec Juliette, c’est que : " dans notre vie, on a tous été confronté à ce moment difficile (ou on est confronté à un échec.), mais ce n’est pas grave, ça ne veut pas dire qu’en tant que personne, on a échoué".

La pression de la réussite qu’on peut ressentir est purement contre productive, puisqu’elle nous fait penser, lorsqu’on échoue, que le problème, c’est nous. Puisque personne ne parle de ses échecs, et qu’on manque de repère, de personnes à qui s’identifier, on a tendance à se remettre en question en tant que personne lorsqu’on échoue. Et c’est pour ça que Juliette nous dit qu’il faut accepter que les échecs font partie de la vie, qu’ils ne font pas de nous de moins bon professionnel, et que tout le monde en rencontre, même si peu en parle.


Et toi, t'en penses quoi de ce culte de la réussite ? Quel est ton plus gros échec ?


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