Avant propos : une réforme, mais pourquoi ?


Engagement du président Emmanuel Macron lors de sa campagne, c’est sous la directive de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale depuis 2017, qu’une importante réforme visant le diplôme du baccalauréat et conjointement, l’organisation du lycée en général, a été mise en forme et est appliquée depuis la rentrée 2018 et donnera la première saison du baccalauréat « renouvelé » en 2021. Pourquoi réformer le baccalauréat ? En quoi celle-ci consiste ?



La réforme du baccalauréat et du lycée

Lors d’une émission spéciale sur Europe 1 de mars dernier, Jean-Michel Blanquer affirmait que la réforme voulait faire passer d’un bac « artificiel » à un bac préparant à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Sur le site de l’Éducation Nationale, on retrouve cette raison au sein de l’essentiel concernant l’explication de la réforme :

·        L'examen ne prépare pas assez efficacement aux études supérieures auxquelles il donne pourtant accès.

·        L'organisation actuelle de l'examen repose sur des épreuves finales beaucoup plus nombreuses que chez nos voisins européens.

·        La concentration d'un grand nombre d'épreuves dans un temps très court n'est pas satisfaisante : elle ne récompense pas les efforts réalisés par les candidats dans la durée et pose des difficultés organisationnelles.


(Source : https://www.education.gouv.fr/cid126438/baccalaureat-2021-tremplin-pour-reussite.html#Pourquoi_reformer_le_baccalaureat)


Le bac c'est quoi ?

Le baccalauréat a été créé en 1808 par Napoléon Ier et a depuis bien évolué. Depuis 1968, il existe cinq sections différentes, remplacées en 1995 par les 3 filières générales S, ES et L et 8 filières technologiques. Enfin, depuis 1985, plus de 90 spécialités pour les baccalauréats professionnels. Il s’agit à l’heure actuelle d’un examen censé représenté la clef de l’entrée dans le supérieur. Par an, il y a environ 380 000 candidats pour la voie générale et 140 000 pour la voie technologique. Toutefois, malgré un taux de réussite avoisinant les 90% dans les baccalauréats généraux et technologiques, les poursuites d’étude semblent parfois fragiles et compliqués. WAY a déjà (donné des statistiques) pour démontrer que l’orientation supérieure est complexe et qu’il est nécessaire de donner un maximum d’informations aux lycéens et aux étudiants déjà entrés dans le supérieur afin de faciliter la construction de leur projet d’avenir. Au delà de cette dimension informative, cette réforme du baccalauréat vise, comme l’Éducation Nationale le montre, à accéder à un système plus flexibles permettant un tremplin vers la réussite des études supérieures et rendre à cet examen de fin de cycle un aspect plus qualifiable que quantifiable (hausse des moyennes lors de l’obtention, résultat toujours meilleure chaque année)


Cette réforme se veut donc constituée de mesures visant à réformer un système du lycée trop rigide permettant de pallier aux inconvénients précédemment énoncés. Ces mesures sont issues de la lettre de mission, d’un projet de réflexions intenses sur le devenir du baccalauréat qui a eu lieu entre novembre 2017 et janvier 2018 sous l’impulsion d’une équipe menée par le directeur de l’institut d’études politiques de Lille, Pierre Mathiot.

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