Tu prépares activement ton entrée dans le secondaire sans grande conviction pour la voie dans laquelle tu t’engages ? Tu as déjà entamé une année de post-bac, mais ce que tu fais est loin de correspondre à tes attentes ? Bref, tu envisages de te réorienter, mais rien que ce mot te donne des boutons ? La suite de cet article est faite pour toi ! 


Après de longues introspections, d’interminables discussions avec tes potes et quelques sous-entendus auprès de tes parents, tu commences à sérieusement envisager un revirement d’orientation. Il y a de fortes chances pour que tu aies l’impression d’être complètement nul.le et que ta vie n’a plus de sens. 

Alors avant tout : relax max ! Tu n’es pas le seul dans cette situation ! Selon les années, le pourcentage d’élèves qui se réoriente en première année oscille entre 20 et 30%. Ça en fait des têtes désespérées !

C’est pour ça qu’il est absolument essentiel de parler de tout ça pour cesser d’en faire une honte ou un tabou. Ce n’est qu’une étape, et des milliers d’étudiants la vivent chaque année. De manière plus générale, la première année est très mouvementée puisqu’en moyenne seulement 4 étudiants sur 10 passent en deuxième année. Le changement de rythme, la liberté, les attentes d’une formation qui ne sont pas à la hauteur des espérances, la quantité de travail… Cette longue liste non exhaustive explique en partie les nombreux redoublements, abandons et réorientations. 


Un conseil pour surmonter tout ça : aller à la rencontre d’étudiants. Ils pourront te parler de leur expérience ou de celle d’une connaissance qui aurait pu apporter des solutions à des questions comme celles que tu te poses. Parler te permettra de voir concrètement que tu es loin d’être un cas isolé. Rien de tel qu’un bon retour d’expérience pour se remotiver !  


Ce qui pose réellement problème dans cette histoire, ce n’est pas le fait d’abandonner quelque chose qui ne te convient pas (ça, c’est plutôt pas mal!), c’est d’avoir l’impression que ta vie s’arrête parce que tu n’atteins pas ton objectif du premier coup. La faute à la société (elle a bon dos !) et aux lycées qui ne nous préparent pas du tout à ça. Rares sont les professeurs qui évoquent ces massifs changements de direction. 

Donc prends une bonne bouffée d’air frais et surtout relativise ! Cette année interrompue est loin d’être perdue. À toi de lui donner du sens et de l’utiliser à bon escient. Tu peux par exemple passer ton permis ou ton BAFA, te découvrir une passion, travailler (ce sera toujours utile d’avoir quelques deniers de côté !). Les plus fougueux peuvent même partir en voyage  et faire du woofing par exemple pour découvrir un mode de vie alternatif tout en apprenant une nouvelle langue. Ce sont autant d’expériences incroyables qui enrichiront ton CV, ta galerie photo et ton parcours perso. 


Comme le dit Proust (Marcel de son prénom) ; « Il n'y a pas de réussite facile ni d'échecs définitifs ». C’est donc à toi de transformer ce que tu crois être une défaite en une véritable force. N’oublie pas non plus que tout ce que tu as appris pourra toujours te servir. 


Pour illustrer tout ça, imagine Bob, jeune étudiant en licence d’informatique. À la suite d’une intense remise en question de trois mois, il décide d’arrêter sa formation pour partir faire du journalisme. Bob ne le sait pas encore, mais ses petites notions de numérique lui permettront d’avoir LE regard sur un sujet digital et il obtiendra son job idéal ! Tout ce que tu vis, aussi infime soit-il, pourra donc toujours te servir et avoir des répercussions positives pour ton avenir.   

 

Les études sont importantes et peuvent être déterminantes pour ton avenir alors il est essentiel que tu t’y sentes à ta place ! Une réorientation n’est pas grave car elle augmente tes chances d’avoir accès à une formation qui te correspond complètement. L’autre leçon : il n’y a pas que les études qui comptent pour entrer dans le monde du travail ! Une expérience perso bien argumentée peut faire toute la différence en te permettant de te démarquer. Alors n’hésite plus, prend le temps de te poser, d’arrêter et de te… réorienter !


Par Clothilde Sautrel


Titre ici