Quelle était ta filière au lycée et quel type d’élève tu étais ? 


Après le collège, alors que je souhaitais réaliser un CAP boulanger-pâtissier ou bien une école d’hôtellerie, on m’a aiguillé vers la seconde générale. Une année pendant laquelle j’ai vraiment été mauvais élève, car je ne trouvais de l’intérêt que pour très peu de matières et je ne me sentais pas bien dans la classe d’un point de vue social. Mes notes étaient catastrophiques dans les matières scientifiques et moyennes dans les autres matières, je ne révisais pas, ne faisais pas mes devoirs, j’étais démotivé. À la fin de cette année la seule option qui s’offrait à moi autre que le redoublement, était la filière STMG (sciences du Management et de la Gestion). Et c’est peut-être la meilleure chose qui me soit arrivé, car je m’y suis tout de suite senti plus à l’aise socialement et mes notes ont grimpés de 3 à 4 points comparés à l’année précédente. En terminale, on peut même dire que j’étais devenu un bon élève dans quasiment toutes les matières (technologiques et générales). J’étais vraiment intéressé par le management, l’anglais, le marketing et l’économie. 





Qu’as-tu fait après le bac ?

J’ai réalisé un BTS Commerce International à Saint-Félix (Nantes). On y apprend vraiment à être ouvert d’esprit, curieux, à s’intéresser à tout. Le plus enrichissant était les cours de langues, d’économie, de management interculturel et de culture générale et surtout le stage à l’étranger. Toutes les matières ont leur intérêt et offrent des connaissances et une culture vraiment utile ! L’accent est mis sur les langues et la pratique de celles-ci dans un contexte commercial. Concrètement, on apprend à échanger avec des pays étrangers en prenant en compte l’environnement dans lequel ils évoluent. Je réalise maintenant une licence Management de la Relation Clientèle Europe à l’Université de Nantes avec un programme Erasmus à l’Université d’Athènes. Mais le BTS CI est le BTS tertiaire qui ouvre le plus de portes, vous pouvez faire quasiment toutes les formations liées au commerce, au management, à l’économie, au transport de marchandises, à la logistique, aux langues, au tourisme et bien d’autres secteurs d’activités. 





Considères-tu que ces formations sont difficiles ?

Je ne dirais pas qu’elles furent difficiles, car j’avais des facilités et j’aurais pu me reposer dessus, mais j’ai donné le meilleur de moi-même et j’ai beaucoup travaillé. Les résultats ont suivi. Cependant, je me suis trop plongé dans les études et me suis empêché de faire certaines activités extrascolaires qui m’auraient plu (du sport, du théâtre). Je ne dirais pas qu’elles furent difficiles, car j’avais des facilités et j’aurais pu me reposer dessus, mais j’ai donné le meilleur de moi-même et j’ai beaucoup travaillé. 


Avec le recul, est-ce que d’autres formations t’auraient plus ? Aurais-tu fait un autre choix ? 

Oui je pense que des études de sociologie ou de psychologie m’auraient plues. Mais surtout, j’aurais aimé faire une école de cinéma ou d’audiovisuel (si j’avais eu la révélation que ce domaine me passionne plus tôt). Je pense qu’il ne faut pas regretter les formations que l’on a faites, car elles nous apporteront toujours quelque chose et peu importe le chemin que l’on prend, si on est destiné à évoluer dans un domaine ; un jour, on y arrivera. 





As-tu une passion ? As-tu pensé à tenter de travailler dans ce domaine et si non, pourquoi ne tentes-tu pas ? 

Ma plus grande passion, c’est le cinéma. Depuis 1 an (fin de mon BTS) je n’arrête pas d’y penser et je commence déjà à faire des petites vidéos par moi-même. Je compte faire une école de cinéma après mon BAC+3 en Management. 





As-tu une idée de ce que tu veux faire plus tard ? 

J’aimerais devenir réalisateur ou producteur de court et long-métrages. 




Qu’est-ce que tu conseillerais aux jeunes qui sont perdus dans leur choix d’orientation ? 

De ne pas se mettre la pression. Ce n’est pas grave de ne pas savoir ce que l’on veut faire de sa vie, quel que soit l’âge ! Pensez que vos loisirs peuvent devenir vos métiers. Posez-vous la question : qu’est-ce que j’aime faire lorsque je ne suis pas à l’école (ou que je ne travaille pas) ? Cela peut être n’importe quelle occupation même celle que vous pensez être la plus ridicule. Le déclic viendra tôt ou tard ne vous en faites pas. La dernière étape, c’est de franchir le pas, d’aller dans cette voie et de se dire que c’est possible ! Et surtout éviter un maximum d’écouter les « c'est bouché comme secteur » ; « tu n'es pas fait pour ça, tu ferais mieux de faire .... » ; « Mais tu sais qu’il faut avoir fait telles études et avoir un réseau pour faire ce métier ». Car quand on a la motivation de faire de sa passion un métier, on peut franchir toutes les barrières, mais cela a un prix : du travail. Dites-vous que votre métier, c’est ce pour quoi vous allez passer le plus de temps dans votre vie alors autant qu’il vous plaise même si vous ne commencez qu’à 30 ou 40 ans. Osez ! 


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