Quel a été ton parcours scolaire ? 

J’ai toujours été une assez bonne élève, jusqu’à ce que je redouble la seconde, puis que j’arrête après un trimestre de première pour des raisons personnelles. J’étais très mal dans ma peau, et j’ai alors passé trois mois entre la maison et mon club hippique, avant de commencer un CAP esthétique pendant un an. Je l’ai fini, puis j’ai repris ma scolarité voyant bien que j’avais envie d’autre chose. J’ai fait une scolarité scientifique, qui serait l’équivalent d’un bac Scientifique spécialité SVT maintenant. 

Ensuite j’ai fait une Licence de Sciences et Vie de la Terre à l’Université Pierre et Marie Curie. Je n’ai pas poursuivi jusqu’au master, car je suis tombée enceinte, mais je ne pense pas que j’aurais été au bout dans tous les cas.  


Quel est ton métier ? En quoi cela consiste ? Pourquoi voulais-tu faire celui-là ?

Je suis à présent professeure de SVT. Ça consiste à martyriser des élèves, dit-elle en riant. 

J’ai voulu être prof parce que je voulais faire à mes élèves les cours que j’aurais aimé avoir au lycée et au collège. Je voulais leur donner ce que je n’avais pas eu. Faire des cours sympas où on bosse dans la bonne humeur.


Pourquoi ne pas avoir envisagé de donner des cours à l’Université ? 

Parce que je suis plus intéressée par le rapport humain, par la construction de l’être humain que par la matière en elle-même. Pour moi la matière que j’enseigne est un support pour aider mes élèves à se construire en tant que personne, pas une finalité. Alors que les professeurs à l’université sont des experts dans leur domaine qui ne sont là que pour transmettre un savoir. Les profs que j’ai pu avoir à l’université ne m’ont pas du tout donné envie de prendre leur place.   



Quelles qualités faut-il pour être heureux dans ce métier selon toi ? 

Pour être un bon prof, il faut aimer l’autre et avoir envie de l’aider à progresser, pour lui, pas pour sa gloire personnelle. Le bon prof c’est celui pour lequel les élèves sont contents d’aller en cours.


Quels sont les principaux avantages et inconvénients de ce métier ? 

L’avantage, c’est qu’on a les mêmes horaires que ses enfants quand on en a. 

L’inconvénient, c’est que c’est très usant nerveusement, et qu’une grande partie du boulot se fait à la maison, on est toujours un peu au travail quelque part, et il faut savoir faire la part des choses. 


Quel est ta journée type ? 

Généralement je donne deux à six heures de cours par jour, suivi de rendez-vous parents ou de réunions régulièrement. Quand je rentre chez moi j’ai des copies à corriger ou des cours à préparer.


Est-ce que la vie que tu mènes est à la hauteur de tes attentes ?

Oui, par rapport à ce qui est proposé par l’Éducation Nationale, et puis pour ce qui ne me convient pas, je recrée chaque jour mon boulot pour que ça me convienne davantage. 


Est-ce que tu fais les choses avec passion ? Sinon, quelle est ta passion et pourquoi n’en as-tu pas fait un métier ? 

Si on considère que progresser dans la vie est une passion, alors oui j’en ai une, et j’ai choisi un métier en lien. 



Qu’est ce tu conseilles aux étudiants perdus ? 

De faire prof on en manque, et tout le monde croit qu’il y a beaucoup de vacances et peu de travail, s’exclama-t-elle en souriant. 

D’une manière générale, je dis à mes élèves de fermer les yeux et de s’imaginer que leur réveil sonne et qu’ils doivent se lever pour aller travailler, pour quel métier seraient-ils heureux de se lever chaque matin ? Qu’est-ce que contiendrait cette journée, comment ils se visualisent dans une journée de travail qui les épanouit.


Est-ce tu as des enfants ? Quel futur veux-tu pour eux ? 

J’ai trois enfants, et je leur ai toujours conseiller de faire un boulot pour lequel ils seront heureux de se lever le matin. C’est plus important que ce qu’il y a sur le compte en banque à la fin du mois.  





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