Quelle a été ton parcours scolaire et quelles sont tes études actuelles ? Peux-tu en donner une définition (fac, prepa, école) ? 

J’ai eu mon bac littéraire en 2012 avec mention « très bien » à Dole (39). Je suis entrée en fac de droit, et j’ai obtenu ma licence, puis mon master 1 et enfin mon master 2 professionnel « Droit Processuel » en 2017 avec mention « assez bien », tout cela à l’Université de Bourgogne (Dijon, 21). Parallèlement à mon master 1, j’ai trouvé un emploi à temps partiel d’assistante de Justice au Tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône (71). 

Je suis toujours en poste actuellement. Je ne suis plus étudiante à l’université mais je prépare le concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature. Cette année 2017-2018 a été un peu particulière sur le plan personnel, raison pour laquelle j’avais commencé mais rapidement stoppé cette préparation.

Je m’étais pour cela inscrite à une préparation concours, « L’Autre prépa », à distance (prix à l’année : 2 000 € pour préparer les écrits + 1 000 € pour préparer les oraux si je réussis les écrits). Je compte me réinscrire pour cette année. 


Pourquoi as-tu choisi ces études ? (Est-ce que tu as été influencé ?) 

Je n’avais pas d’idée précise du métier que je voulais faire lors de mon année de terminale. Quelques personnes de mon entourage m’ont conseillée de faire des études de droit, donc je me suis lancée un peu à l’aveugle, avec au départ la vague idée d’être avocate, comme la plupart des étudiants de première année. Au fil des années, j’ai sélectionné les matières qui me plaisaient, mais c’est vraiment en master 1 et master 2 que j’ai choisi mes disciplines de prédilection, grâce notamment au stage en cabinet d’avocats que j’ai effectué et de mon poste d’assistante de Justice. J’ai finalement opté, à la fin de mon master 2, pour la magistrature, constatant qu’en réalité je n’aimais pas le métier d’avocate. 


Qu’est-ce que tu envisages après ces études ? 

Je prépare le concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature, les écrits ayant lieu en juin 2019 et les oraux en septembre 2019. Si je réussis ce concours, j’entre à l’Ecole pour une durée de 2 ans et demi, qui alternent entre cours, stages et examens. Le concours permet de pratiquer tous les métiers de la magistrature (juge au tribunal de grande instance, au tribunal correctionnel, d’application des peines, d’instruction, procureur etc.). Pour ma part, j’envisage ceux qui concernent la matière pénale (procureur, juge d’instruction, juge d’application des peines, juge au tribunal correctionnel). 


Est-ce que tu penses avoir choisi le bon chemin ? Avec le recul est ce que tu aurais fait d’autres choix d’orientation ? 

Je pense avoir choisi le bon chemin, même si c’était un peu au hasard au départ. J’avais envisagé des études en musicologie, étant musicienne, mais on me l’avait déconseillé car trop peu de débouchés. Je pense avoir trouvé ma vocation dans le droit, même si elle s’est concrétisée vraiment en fin de parcours. 


A quoi ressemble une journée type de ta vie d’étudiant ? Est-ce que ça t’épanouit ? 

Personnellement je n’ai pas eu une « véritable » vie d’étudiant, au sens où je n’habitais pas dans un appartement du CROUS sur le campus avec pour seule aide financière l’argent de mes parents et les APL. Mes parents m’aidaient financièrement seulement ponctuellement, à hauteur de leurs ressources, j’avais donc une bourse du CROUS, et je vivais avec mon compagnon à 50 km de la fac, et faisais les allers-retours en train tous les jours, pendant 3 ans. 

J’ai par la suite emménagé à Dijon, où j’étais à la fac, avec mon nouveau compagnon. On partageait les frais, et j’ai trouvé un emploi étudiant les samedis pendant mon année de master 1, parce que j’avais 200€ de moins que les 3 premières années, où je percevais la bourse du mérite pour avoir eu mention « très bien » au bac. 

Pour ce qui était des cours, les journées étaient longues, tous les cours ou profs n’étaient pas intéressants, les salles et amphithéâtres pas forcément confortables ou chauffés, pas évident pour manger les midis… Pas forcément épanouissant donc ! Le travail était plutôt fastidieux et répétitif, et ce qui m’a beaucoup manqué, c’est l’encadrement par les profs, le manque d’explications pour s’organiser, travailler et réviser efficacement. La manière d’enseigner en général était beaucoup trop théorique et abstraite à mon goût, ce qu’on remarque une fois qu’on les met en pratique par la suite. 


Est-ce que t’as une passion ? Pourquoi ne pas choisir un métier en lien ? 

Je suis maintenant passionnée par ma fonction d’assistante de Justice, donc je suis décidée à passer le concours. Mes autres passions sont secondaires ou en tout cas, je n’imagine pas pratiquer un métier en rapport avec l’une d’elles, mais plutôt des activités, hobbies.



Qu’est-ce que tu conseilles aux jeunes qui sont perdus sur leur choix d’orientation ? 

Il faut se demander quelles matières/disciplines nous passionnent, mais aussi quel type de métier (physique ou bureaucratique, sédentaire ou en déplacement, en France ou à l’étranger, dans le public ou le privé, en auto-entrepreneur ou salarié ou libéral etc., avec du contact humain ou non, avec des horaires fixes ou flexibles, avec du travail à ramener chez soi ou non…), lesquelles de vos qualités et compétences vous souhaiteriez mettre en pratique dans le cadre d’une profession…

Une fois que vous vous êtes posés ces questions, prenez contact avec les personnes qui pourraient vous aiguiller, faites des recherches par thématique, discipline qui a priori vous plaisent. Allez chercher des témoignages, forums et autres, de personnes qui ont fait un parcours dans la discipline que vous envisagez.

Mais surtout, ce que je regrette de ne pas avoir fait plus tôt, faites des stages ! Il n’y a à mon sens que de cette manière qu’on peut se rendre compte véritablement de la réalité au quotidien de la pratique d’un métier. Les études n’aident en plus pas à prendre de la maturité, alors que faire des stages, des boulots étudiants ou même saisonniers, aident clairement à ce niveau-là. 






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