On se retrouve pour la deuxième partie de mon orientation, comment j'ai gérer l'échec des concours auxquels j'avais postulé, et le conseil que j'en ai tiré pour vous :


J’ai retenu un chose essentiel lorsque les portes des écoles que je voulais m’ont été fermé : il faut apprendre à bien échouer. Comme je le disais dans la première partie, le bon échec est celui qui t’apprend quelque chose. C’est vrai que j’ai détesté rater les concours de ScPo, surtout que ces écoles rabâchaient sans cesse qu’ils cherchaient des profils, et j’étais un profil ! J’ai excessivement mal vécu d’avoir été leurrée, ça a été difficile d’accepter que j’avais dédié toute une année de ma vie à préparer des concours pour une école qui ne me correspondait même pas. (j’ai appris après un mois de préparation qu’il y avait des maths à Sciences Po, pour vous dire comme j’étais bien informée). Je m’en suis voulu de mon manque de clairvoyance à ce sujet, mais surtout, j’ai vécu cet échec comme une remise en question profonde de mes capacités, de mon intelligence même.

Souvent, en rentrant dans une grande école, on se dit qu’on va forcément réussir sa vie, et quand on y est refusé, qu’on va la rater. La réalité est assez différente. Accéder à une école prestigieuse ne veut certainement pas dire que tu auras un futur brillant, et ne pas y accéder que ton futur sera terne, parce que ça dépend de tellement plus que le nom inscrit sur ton diplôme. Tu n’es pas même obligé d’obtenir de diplômes en fait, l’école, c’est pour les gens scolaires, tu n’as aucune obligation. Les études ne sont que des moyens, pas des finalités, alors pose toi les bonnes questions en fonction de la finalité que tu choisis (WAY est là pour t’aider à ça au cas où tu ne l’aurais pas encore compris).


Enfin, cet échec a été très dur à gérer pour moi, parce que c’était le premier sur le chemin de la vie meilleure que j’aspirais à bâtir. Et devinez quoi ? C’est l’une des meilleures choses qui me soient arrivées dans la vie. Parce qu’après ça j’ai lu, beaucoup, sur toutes ces femmes inspirantes, et sur l’entrepreneuriat. J’ai rencontré des gens, des entrepreneurs. Je me suis ouverte à toutes les opportunités que la vie mettait sur mon chemin, moi qui avais toujours été une fille très routinière qui n’aimait pas l’inattendu. J’ai appris à l’aimer, j’ai été partout où on m’a proposé, vécu tout ce que je pouvais vivre. Et en chemin, je me suis trouvée. J’ai trouvé mon truc à moi, l’entrepreneuriat. J’ai découvert ce que je voulais vraiment faire du reste de ma vie. Et ça, ça n’a pas de prix. Au pied du mur, je n'ai pas vraiment eu d'autres choix que de rebondir.


Ce qu’il faut retenir, c’est que les échecs sont temporaires, « Il n’y a pas de réussite facile, ni d’échecs définitifs » (Proust), ne l’oubliez jamais. Les échecs ne sont que des étapes, peu agréables certes, mais des étapes vers ce à quoi vous aspirez.

La difficulté, c’est qu’au moment de l’échec, on à l’impression que ce à quoi on aspire nous est refusé. C’est faux. Si tu échoues là, c’est que ce vers quoi tu tendais n’était pas fait pour toi. Ou alors c’est qu’il faut persévérer et faire mieux ; mais dans tous les cas, chaque échec à une bonne raison d’être. Alors APPRENDS. Apprends de toutes les façons possibles, échouer en fait partie. Tu deviendras juste un meilleur humain grâce à tout ça. 


Échouer m’a donc appris une certaine forme d’humilité et m’a surtout poussé à beaucoup me remettre en question. Se remettre en question est une chose essentielle On est tous ici pour devenir les meilleures versions de nous-même possibles, et ça, ça passe par des remises en question perpétuelles. On ne va pas se mentir, c’est rarement agréable de se remettre en question, parce que ça veut dire que tu remets en cause quelque chose qui fait partie de toi, et qui ne va pas. Pourtant, on vit bien mieux quand on le fait. 

Alors, après avoir eu les résultats d’admission dans les écoles auxquels j’avais postulé, et constaté l’échec qu’était devenue ma vie, je me suis remise en question. Ben oui, parce que manifestement quelque chose clochait. Je venais d’obtenir mon bac L mention Très Bien sans forcer alors même que j’avais consacré l’année à réviser d’autres programmes pour ScPo. J’étais sur liste d’attentes pour les doubles licences de La Sorbonne auxquels j’avais postulé sans conviction, et le seul parcours dans lequel je pouvais aller jusque-là, une licence de Lettres Edition Media Audiovisuel (La Sorbonne aussi), me paraissait très peu satisfaisant. C’est tout de même ce qu’on me proposait de mieux et même si je l’ai vécu comme un incroyable échec, j’ai bien dû accepter la situation (oui je sais La Sorbonne est une université prestigieuse, mais ce n’était pas le parcours que je voulais faire, donc Sorbonne ou pas, pour moi, c’était un échec).


Alors je crois que dans la vie d'une manière générale, savoir se remettre en question est essentielle pour s'épanouir. Mais c'est aussi valable quand on parle d'orientation, pour trouver sa voie, il ne faut pas être buté, explorer toutes les possibilités et accepter qu'on puisse se tromper. Ben oui, ça arrive à tout le monde de se tromper et de toute erreur peut résulter quelque chose de positif si tu as le bon état d'esprit (cf Part.1).





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